Source : La Dépêche - 21 août 2009. Les écologistes ne sont plus couleur vert tendre. Fort du score infiniment flatteur des européennes, les voilà qui rêvent à voix haute de s'installer définitivement dans le paysage électoral français, un peu à la manière de leurs camarades allemands. L'« effet » Cohn-Bendit, pourrait-on dire. Désormais, les Verts seraient mûrs pour la politique sérieuse : finis, les bavardages d'enfance sur le sort des pâquerettes ; finies, les années d'adolescence où on s'égratignait pour décider qui serait le chef ; finis, les premiers pas où ils donnaient la main aux socialistes pour traverser les allées du pouvoir. Les forces de l'Écologie, maintenant rassemblées, seraient de taille à constituer un pole suffisamment structuré, avec un noyau électoral qui en imposerait à tous - et d'abord à ceux qui seraient dans l'obligation de le solliciter. Autant dire qu'en ouvrant le bal de la rentrée politique, Cohn-Bendit, Bové et les autres ne cachent plus leur […]
Interview - Libération 20/08/2009. Autonomie ou alliance avec le Parti socialiste au premier tour des régionales de mars 2010 ? Parmi les 170 élus régionaux verts sortants, certains traînent des pieds pour s’émanciper du PS, avec qui ils ont cogéré plusieurs régions depuis 2004. «En Poitou-Charentes, note Daniel Cohn-Bendit, Ségolène [Royal] a un bon bilan écolo. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas défendre, au premier tour, un projet pour aller plus loin.» Vice-président de la région Poitou-Charentes, le vert Serge Morin se montre plus réticent à couper le cordon ombilical avec la socialiste. Etes-vous favorable à une liste autonome des Verts au premier tour ? Nous avons vu Cécile Duflot [secrétaire nationale des Verts, ndlr] courant juillet, qui nous a expliqué que la ligne nationale, c’était des listes autonomes. Nous sommes dans un parti démocratique et, selon nos statuts, c’est dans les assemblées générales régionales que cela se décidera, à la mi-octobre. Compte tenu […]
C'est son rendez-vous. Presque sa dernière chance de revenir au premier plan des présidentiables socialistes. Alors Ségolène Royal est déterminée à ne pas rater l'étape des élections régionales de 2010. Tout l'été, elle a arpenté sa région Poitou-Charentes, mais officiellement elle n'est pas en campagne. «Je vais commencer le plus tard possible, vers janvier», dit-elle. Pourtant, Ségolène Royal a déjà une idée très précise de la façon dont elle compte se présenter une nouvelle fois devant les électeurs. «Je vais inventer une nouvelle étape de la démocratie participative, confie-t-elle au Figaro. En ce moment, je cherche la meilleure façon d'associer les citoyens à la critique du bilan et à l'élaboration de l'action à venir. Je suis prête à prendre le risque de la critique. Plutôt que de longs discours, je vais l'accepter et l'assumer.» Rappelant le fort taux d'abstention lors des dernières élections européennes, Ségolène Royal assure qu'il faut inventer aujourd'hui «une […]
Par MATTHIEU ECOIFFIER Cecile Duflot, devant l'Élysée, le 21 juin (Benoit Tessier / Reuters) En réponse à la proposition de «maison commune de la gauche» de Martine Aubry, Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, s’est fendue d’une lettre, hier. Elle explique à Libération pourquoi elle se rendra «avec plaisir» à l’université d’été des socialistes de La Rochelle, fin août, participer à un débat avec Bertrand Delanoë et Benoît Hamon intitulé «Penser l’avenir». Avant un déjeuner très médiatique avec la première secrétaire du PS. Les Verts ne se voient pas en jardiniers de «la maison commune» ? La tonalité de ma réponse n’est ni agressive ni vindicative. Mais la proposition de la première secrétaire du PS repose à mes yeux sur une erreur d’analyse. Plutôt que de réfléchir en termes de structure, souple ou dure, en brique ou en ciment, ce qui manque, c’est une discussion de fond. Sur les questions du progrès et de la croissance, de la radicalité environnementale, de la […]
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