La question de "l'individu et de la societé" est consubstantielle à celle du rêle du "Marché". Ces questions constituent les fondements du débat politique. Dans la confusion des esprits il était bon de rappeler fermement les sources auxquelles le socialisme se rattache, d'évacuer ces sujets agités comme des écrans de fumée par les néo-conservateurs, les néo-libéraux et quelques autres qui tentent de faire accroire que le socialisme serait non seulement l'ennemi du marché, mais corrélativement celui de l'autonomisation de l'individu. On connaît le mot de Madame Thatcher ; "La societé, je ne connais pas : je ne connais que des individus". Ce raccourci lapidaire illustre, sans remonter aux sources d'un débat multiséculaire, ce qui sépare, la philosophie libérale et démocratique d'origine anglo-saxonne, de la culture républicaine et tout autant démocratique,issue de notre grande révolution. Le socialisme puise ses sources dans cet évênement capital que furent pour notre pays et pour […]
" Le 4ème arrondissement dont je suis le maire est réputé plutôt favorisé. Certes, mais il abrite aussi des hommes et des femmes confrontées à des difficultés sociales réelles pour lesquelles la gauche n’a pas encore de réponses totalement satisfaisantes. Il faut qu’elle traite avec plus d’efficacité qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent le vieillissement de la population et la grande exclusion. Le vieillissement de la population : les progrès de la médecine ont permis et c’est heureux, l’allongement de la vie mais il ne faudrait pas que cet acquis se traduise par de nouvelles inégalités. Il ne s’agit pas seulement de vieillir, encore faut-il qu’on puisse « bien vieillir ». Pour ce faire, les services d’aides à la personne doivent faire l’objet de nouvelles missions de service public, et nous devons entamer une véritable réflexion sur les services publics aujourd’hui: ses missions, ceux qui doivent les assurer - et pas forcement des fonctionnaires - , le rôle de l’état qui se doit […]
J'ai assisté à la Fête de la Rose à Melle autour de la candidate à qui 17 millions de Français ont fait confiance en mai dernier. Noyé parmi les 3000 participants, j'ai écouté, j'ai échangé, dans la chaude ambiance de cette fête estivale. Ce qui me frappe, c'est la sérénité de Ségolène Royal, sans esprit de revanche, sans amertume, en contraste avec« la chaude affection littéraire qui l'entoure en cette rentrée (1). « La priorité aussi donnée au « travail collectif de longue haleine » et la volonté de participer à une « rénovation profonde de nos méthodes et de certaines de nos valeurs », en rejetant tout esprit de compétition. « Il faut être inventifs, créatifs, ne pas seulement déplorer ce qui n'est plus, mais repérer et comprendre les prémisses d'autres possibles ». Des propos soucieux de tenir compte des « leçons de la présidentielle » pour redéfinir des réponses socialistes « en prise directe sur la société », pour organiser un « grand parti moderne, portes et fenêtres […]
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), juge "peu élégant de taper à bras raccourcis" sur Ségolène Royal, ajoutant que "la gauche est à refaire". Interrogé par Le Parisien/Aujourd'hui en France, l'ancien ministre défend l'ex-candidate à l'élection présidentielle qui a fait "une campagne courageuse". "Elle a su résister victorieusement à l'offensive pro-Bayrou menée de l'intérieur même du PS par les Gracques, Michel Rocard, Bernard Kouchner et quelques autres", souligne-t-il. M. Chevènement "trouve peu élégant de taper à bras raccourcis sur une candidate qui a quand même fait 47% des voix, soit 17 millions de suffrages" le 6 mai. Selon l'ancien ministre de l'Intérieur, "la gauche est à refaire". "Il a manqué au PS, en 2007 comme en 2002, une analyse solide de la mondialisation, un projet à la fois original et crédible pour la France", estime-t-il. M. Chevènement ajoute qu'"il y a une place pour un grand parti de gauche républicain, […]
Les mots sont là, aujourd’hui au sein du PS : rénovation, modernisation de notre logiciel, même si ce mot de logiciel n’est pas des plus heureux, refondation, et bien d’autres encore indiquant qu’il faut changer ! Tant mieux, nous n’avons que trop attendu pour faire notre aggiornamento. Et tant mieux si tous s’y mettent et tant mieux si cela dépasse les frontières du seul parti socialiste et concerne toute la gauche. Mais ne nous y trompons pas, les électeurs n’attendent pas que des mots et ils ne sont pas dupes des postures des uns et des autres. Lors de la campagne présidentielle, Ségolène Royal a évoqué souvent « la politique par la preuve ». J’y suis très sensible, peut-être plus attachée aux actes qu’aux déclarations, à coup sûr exigeante sur le fait que les discours et les actes coïncident. A Melle, nous avons retrouvé cette même volonté d’être en adéquation avec les attentes de nos concitoyens: une opposition constructive qui n’est pas dans la caricature de l’autre; des […]
Quelques citations inspirantes glanées dans le discours de Ségolène Royal à Melle : Du marché « Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. […] Mais l’eau peut être polluée et l’air vicié et c’est là que le débat politique trouve sa pertinence ». « Les socialistes allemands ont une devise, le marché chaque fois que cela est possible, l’Etat chaque fois que cela est nécessaire. Nous, socialistes français, nous pouvons y ajouter la juste place des services publics ». De l'individu « Etre socialiste, finalement, c’est penser la complémentarité profonde qui existe entre l’individu et la société et refuser l’opposition caricaturale que certains en font ». Le PS « Qu’est ce qui ne peut plus durer au Parti Socialiste ? Les champs clos d’affrontements obscurs, des règlements de compte inutilement brutaux, une violence verbale incompatible avec l’idéal socialiste, parfois de la désinvolture alors que le vote des militants devrait être respecté […]
Samedi, la présidente de la région Poitou-Charentes a évoqué un « travail de longue haleine » et « collectif » pour « sortir le PS du n'importe quoi ». Hier, à Frangy-en-Bresse, Arnaud Montebourg a lui aussi parlé d'unité. Tous unis, mais chacun de son côté. Ségolène Royal à Melle, Arnaud Montebourg et la « jeune garde » du PS à Frangy-en-Bresse et les Gracques à Paris : une semaine avant l'université d'été de La Rochelle, les socialistes se sont offert ce week-end une rentrée politique en ordre dispersé. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a ouvert le bal, samedi dans les Deux-Sèvres : après avoir remercié le « soleil » et les militants pour le « bonheur d'être là », elle a enchaîné sur un discours offensif d'une heure et demie marquant son intention de peser dans la reconstruction du PS. Raisons de la défaite, y compris quelques autocritiques, projets pour la France et la gauche, mises en garde à l'égard de l'exécutif : Ségolène Royal a voulu montrer qu'elle n'avait […]
Eh bien oui, on peut être socialiste et y prendre plaisir ! C'est le sentiment que nous avons eu à Melle, dans une totale liberté, sans allégeance à personne, c'est aussi celui que nous avons eu bien souvent pendant les trois campagnes de l'année passée. J'en ai un peu assez pour tout vous dire, d'entendre parler matin, midi et soir, de la déconfiture du Parti Socialiste, du combat des chefs et du désarroi des sous-chefs, des quadras qui montent, des quinquas qui ceci, des sexas qui cela... Je vais vous dire : le parti socialiste va plutôt mieux que la société où il essaye de penser et de s'exprimer. Bien sûr, nous avons quelques bétassons, des qui s'y croient, des qui se prennent pour Fouquier-Tinville... Comment en serait-il autrement ? Je trouve même que le ratio bétassons/nombre de militants est grandement en notre faveur. Ma jeune expérience à l'Assemblée m'a conforté dans cette idée : j'ai écouté des prises de paroles remarquables, sans effets de manches, sans caricature ni […]
Bonjour à tous, l’été est bel et bien terminé alors exit les chroniques estivales et place aux billets d’humeur et d'idées. Humeur joyeuse tout d’abord pour saluer la rentrée réussie de Ségolène Royal à Melle ce samedi. Melle que j’ai découvert à cette occasion. Dans un cadre champêtre et sous un soleil brillant, prés de 2000 militants sont venus des quatre coins de la France écouter l'ex-candidate à la Presidentielle faire la critique de la campagne, exposer son diagnostic sur les difficultés actuelles du Parti socialiste, commenter la politique du Gouvernement et surtout tracer les perspectives d’un socialisme en phase avec son temps. Ségolène très en forme nous a offert un excellent moment avec un discours très apprécié par l’assistance enthousiaste et désireuse de poursuivre l’aventure. J’ai eu le plaisir, auprès de Jean Louis Bianco, Delphine Batho, Aurélie Filipetti et quelques autres, d’intervenir pour ma part sur notre système éducatif et d’enseignement supérieur que je […]
D'une manière générale les médias ne se sont nullement attardés sur le contenu du discours de rentrée que Ségolène Royal a prononcé samedi dernier à Melle. Hypnotisés par l' attente du propos assassin qui ne vint pas, leur déception les incita à bacler la couverture de l'évènement par une relation lénifiante et superficielle du sujet politique du jour. Ce discours, n'en doutons pas, ne doit pourtant rien à l'improvisation : Chaque terme employé à nécessairement été pesé au trébuchet. D'emblée Ségolène Royal prévient : Inutile d'attendre d'elle en cette occasion la déclinaison d'un programme, de propositions concrètes. Elle entend uniquement réiterer sa volonté d'apporter une contribution active à la réflexion commune qui doit mener à la refondation du Parti Socialiste et de "la gauche". Elle a d'abord choisi pour cette rentrée de revenir, pour mieux souligner leur vacuité dans le débat, sur quelques fondamentaux régulièrement instrumentalisés par les néo-libéraux de droite ou de […]
Le rideau de caméras ne trompe pas. C'est la rentrée de Ségolène Royal, ce samedi après-midi, à Melle. La Fête de la rose, imaginée par le PS des Deux-Sèvres et Françoise Billy, la première «fédérale», revêt un éclat particulier. Près de 3.000 militants et curieux se bousculent dans le parc de La Garenne. Certains sont venus de loin, de Montpellier ou de Lille, pour entrevoir celle qui les a faits «rêver». Les tee-shirts et les drapeaux - «Ségolène présidente» - ne sont pas délavés par les pluies estivales. Il y a comme un air de présidentielle dans le regard de Stéphanie, 16 ans, débarquée de La Roche/Yon pour offrir une rose rouge. «Parce que j'y crois encore» dit-elle. Elle n'est pas seule en cet après-midi aux relents d'avant. La foule scande des «merci Ségolène», aussi chauds que la météo, à l'issue du discours de l'ex-candidate. Une heure et demie, placée sous le signe de la reconquête, de l'ouverture et de la diversité. Une heure et demie, ponctuée d'humour et […]
A Melle hier, le ciel était grand bleu, le soleil d'un or ardent... "Qu'est-ce que cela !" ont aussitôt tonné les caciques de notre parti dont je viens de découvrir les commentaires dans la presse. "Dans une réunion du parti socialiste, le ciel doit être rose et le soleil rouge ! Ségolène, décidément, n'a rien compris". Hors de cette faute majeure, beaucoup d'entre nous pourraient signer les points essentiels de son discours (dont on trouvera un compte-rendu simple mais très juste dans l'édition de ce jour de Sud-Ouest dimanche) : 1 - La politique de Nicolas Sarkozy, toute d'agitation et de mouvement brownien, est de fait une politique d'immobilisme. Vieille recettes : allègements fiscaux à destination principale de son électorat ("donner beaucoup à ceux qui ont beaucoup, peu à ceux qui ont peu, rien à ceux qui n'ont rien"), empilement de lois à effet d'annonce, alors que les moyens d'appliquer les précédentes ne sont toujours pas données, création de commissions pour mettre les […]
L'ex-candidate a fait sa rentrée à Melle, mettant en garde ses concurrents : la rénovation du PS ne se fera pas sans elle. (De Melle) C'est parti ! La rentrée socialiste a véritablement débuté à la Fête de la Rose de Melle (Deux-Sèvres), en Poitou-Charentes, fief de Ségolène Royal. Pendant près d'une heure et demie, l'ex-candidate à la présidentielle s'est adressée aux militants et responsables socialistes qui ont fait le déplacement. Dans un discours réaffirmant à ceux qui souhaitent déjà tourner la page Royal qu'il faudra compter avec elle et ses soutiens, Ségolène Royal est revenue sur trois points majeurs: sa place au sein du parti, la rénovation "déjà en cours" au PS et la politique de Nicolas Sarkozy. "Je ne suis en compétition avec personne" Ségolène Royal a joué l'apaisement. D'entrée de jeu, elle s'est expliqué sur les raisons de son intervention à quelques jours du rendez-vous socialiste à la Rochelle: "J'ai quelque chose à vous dire et je ne suis en compétition avec […]
Ségolène Royal a fait sa rentrée politique samedi devant plus de 1.500 personnes à Melle (Deux-Sèvres), dans le cadre de la fête de la Rose. Plus de trois mois après sa défaite au second tour de la présidentielle, l'ex-candidate a mis en avant le "travail collectif de longue haleine" qui attend les socialistes. Elle a assuré qu'elle n'était "en compétition avec personne" au PS et n'avait "aucun esprit de rancune" ni de "revanche". Ségolène Royal a aussi profité de son discours pour critiquer la politique du gouvernement, estimant que l'"immobilisme" menaçait aujourd'hui la France "en plus des injustices fiscales". Certes, le nouveau pouvoir affiche une "volonté de réforme" et Nicolas Sarkozy fait preuve de "réactivité", mais "annoncer la réforme, ce n'est pas l'accomplir", a observé la présidente de la région Poitou-Charentes. A deux reprises durant sa intervention, elle s'est adressée aux "brebis égarées", faisant référence aux socialistes qui ont accepté des postes dans le […]
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