Face à la valse-hésitation du gouvernement, du candidat sortant et de François Bayrou sur la crise d'Airbus, Ségolène Royal a rencontré les représentants des salariés dès le 3 mars, à Pau et a fait des propositions concrètes. Elle a ce matin présenté un plan d'actions : - L'Etat doit augmenter sa participation au capital de l'entreprise et agir pour obtenir la stabilisation de l'actionnariat privé. - L'Etat doit apporter des aides à la recherche-développement, nécessaires pour qu'Airbus puisse développer ses programmes avec des moyens de même ampleur que ses concurrents.- L'Etat doit mettre en place un plan de soutien à la sous-traitance, qui est durement touchée par la restructuration annoncée.- L'Etat doit prendre les dispositions juridiques pour autoriser les régions à entrer au capital de l'entreprise.Airbus ne souffre pas d'un effondrement de ses commandes ou d'un manque de compétitivité. Airbus a des projets (A 380, A 350) mais sera amené à les financer et à rattraper ses […]
François Hollande veut mobiliser les électeurs de gauche. "Quand il y a trop d'écart entre les promesses, les incantations et la réalité, il y a une crise qui se produit. Moi, je veux que mon pays ne connaisse pas la crise. Finalement, le vrai choix n'est pas entre le changement ou la continuité, il est entre le changement ou la crise".Pour le premier secrétaire du Parti Socialiste, "s'il n'y a pas de changement, il y aura la crise". "Nous avons vécu d'ailleurs des spasmes de cette crise, crise sociale avec des grandes manifestations, crise morale avec l'échec du référendum de 2005 sur l'Europe, crise politique avec les résultats des élections intermédiaires, et crise sociétale avec les banlieues". "Tout cela peut se reproduire, s'amplifier". "Il faut donc faire prévaloir deux thèmes: la clarté contre la confusion et l'illusion, le changement contre la continuité ou la crise".Il indique que "la stratégie des socialistes consiste à faire que les électeurs de gauche votent pour la […]
Claude Bartolone invité de France Info. Claude Bartolone rappelle que le problème des cités est au cœur de la campagne de Ségolène Royal : « La semaine dernière, elle a été à Clichy-sous-Bois, cette semaine elle sera à Vaux-en-Velin, parce qu’elle a bien compris que si nous voulons montrer que notre modèle républicain est celui de l’égalité, eh bien il faut démontrer aussi, aux six millions des habitants populaires, qu’ils ont le droit à cette égalité républicaine, à ses droits et ses devoirs. Et puis c’est un sujet qui nous intéresse tous, à un moment où bon nombre d’entreprises vont voir leurs salariés partir à la retraire, ils vont avoir besoin de têtes et de bras et bien souvent ces têtes et ces bras qui paieront nos retraites, qui participeront à la croissance économique, sont dans les quartiers populaires, donc nous avons intérêt à nous occuper aussi de ces jeunes des quartiers populaires. »A propos du moratoire du plan de restructuration et une recapitalisation par l’Etat […]
Ségolène Royal interviewée dans le Monde. Ségolène Royal explique en quoi sa façon de faire de la politique est résolument novatrice : " En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé. "" Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à […]
Je refuse la fatalité et les dégâts humains et économiques du plan de restructuration d’Airbus. J'ai rencontré l’intersyndicale et partage les interrogations des salariés sur l’absence de stratégie industrielle et leur conviction qu’il est possible d’agir autrement. Il faut un Etat prévoyant qui assume ses responsabilités et des actionnaires privés stables.Pour relever les défis stratégiques de l’aéronautique européenne, je propose un plan d’actions en quatre volets :- L’Etat doit augmenter sa participation au capital de l’entreprise et agir pour obtenir la stabilisation de l’actionnariat privé. - L’Etat doit apporter des aides à la recherche-développement, nécessaires pour qu’Airbus puisse développer ses programmes avec des moyens de même ampleur que ses concurrents.- L’Etat doit mettre en place un plan de soutien à la sous-traitance, qui est durement touchée par la restructuration annoncée.- L’Etat doit prendre les dispositions juridiques pour autoriser les régions à entrer au […]
A l’occasion de la journée internationale des Femmes, Marisol Touraine, Conseillère Générale Jean Claude Landré, Maire de Truyes, Conseiller Général Vous invitent à échanger autour de la question de la place des Femmes en politique, en présence de Martine Chaigneau, Maire de Souvigné, Conseillère Générale. le jeudi 8 Mars à 20 heures, salle du château à Truyes
Confiance et exigence, respect et solidarité, égalité des chances sont les valeurs sur lesquelles les internautes fondent une rénovation de la scolarité des élèves de sixième. Bien loin des propos fatalistes, les contributions recueillies sur le site sont ambitieuses. Je suis sensible à l’énergie, à la volonté et à l’enthousiasme manifestés par les parents et les enseignants, qui ont participé en grand nombre au débat. Je suis heureuse que ce débat ait porté non seulement sur la maîtrise des savoirs fondamentaux, mais aussi sur l’épanouissement, le développement, la curiosité d’esprit et la transmission de l’envie d’apprendre.La réussite des élèves en classe de sixième pose la question fondamentale de la scolarité au primaire. Nous avons trop, par le passé, estimé que l’école primaire marchait bien, et nous avons concentré les efforts contre l’échec scolaire sur le collège. Or, c’est dès le primaire que nous devons être attentifs et prévenants. Nous devons nous fixer cinq […]
Douze années de présidence chiraquienne ont mis à mal notre démocratie : les politiques n’ont plus de crédit, leur parole n’a plus de poids, leurs promesses n’ont plus de valeur. Du 21 avril au « non » au référendum, le cycle politique actuel révèle une crise profonde et un désordre démocratique vivement ressenti. La peur a gagné notre société. Les plus faibles se sentent livrés à une insécurité de plus en plus généralisée. Dans le même temps, les « élites » apparaissent trop souvent coupées des préoccupations des citoyens. Au fil des ans, la politique est devenue synonyme de carrière. Pourtant, l’engagement n’est pas un métier. Plusieurs pistes doivent orienter notre action. Le devoir d’exemplarité des élus. La classe politique doit être à l’image de la France et représenter sa diversité sous toutes ses formes. Chacun doit, à sa place, s’appliquer à soi-même ce qu’il prêche pour les autres. Les pays nordiques tracent la voie d’un Etat plus modeste, où les chefs d’Etat habitent […]
Ce débat, concomitant des auditions de la commission parlementaire sur l’affaire d’Outreau, a suscité une réflexion très fouillée et exigeante : les auteurs des contributions considèrent, à juste titre, que la justice est l’affaire de tous les citoyens, et qu’on doit enfin saisir à bras-le-corps la question de la prison. Une justice plus humaine et une prison plus humaine : c’est, au delà des propositions parfois divergentes des uns et des autres, le désir unanime qui ressort de ce forum. L’instruction pénale. Les citoyens attendent une justice efficace, mais humaine. L’instruction pénale est aujourd’hui critiquée parce que le juge d’instruction est, dans les affaires les plus lourdes, mais aussi au quotidien, noyé sous la masse des dossiers, sans repères et sans recul suffisants, et qu’il doit être à la fois l’enquêteur et l’arbitre de sa propre enquête. Le juge d’instruction doit donc retrouver les moyens juridiques, matériels et humains d’être à égale distance des victimes, […]
Débattre sans préjugés ni raccourcis, ne pas céder à la peur de l’autre sans pour autant prêter à l’angélisme, telles ont été les exigences des internautes, dont je salue le souci constant de se confronter à la réalité de l’immigration, dans ses dimensions humaines, économiques et sociales.Et quelle réalité nous décrivent les contributions ? ghettoïsation, exclusion, discriminations des étrangers qui ne se sentent pas les bienvenus : politique d’accueil inadaptée, procédures administratives humiliantes, précarité des statuts, régularisations arbitraires. Une logique qui appauvrit les pays d’origine et encourage encore l’émigration : pillage des cerveaux, complaisance à l’égard de régimes autoritaires.Ce constat, je le partage, mais sans céder au fatalisme.Est-il besoin de rappeler que la diversité des cultures et des savoirs, l’échange et l’ouverture à l’autre sont une richesse pour chacun d’entre nous et une chance pour notre société ? Que la France, pays des droits de l’homme, […]
"Ce que je retiens" des débats Les internautes et contributeurs des débats participatifs locaux sont conscients des désordres et injustices du commerce international. Exploitation des travailleurs là-bas, délocalisations ici, subventions agricoles à l’export dont les montants dépassent l’aide aux pays pauvres : les français ne se reconnaissent plus dans ce monde divisé.Les débats ont également donné toute sa place à l’enjeu environnemental. Les français ont montré leur préoccupation face à l’impasse des énergies fossiles et en appellent désormais à une action responsable et tournée vers l’avenir, pour contrer le laisser faire et le laisser polluer de la mondialisation libérale.Je partage ces constats et cette ambition d’un monde à rassembler, dans lequel l’économie doit être au service de l’humain, et non plus la seule expression d’une logique marchande aveugle, synonyme de casse sociale et environnementale. A cet égard il est essentiel que la France et l’Europe fassent la […]
François Hollande invité de Dimanche +. Le Premier secrétaire du Parti socialiste aborde le sujet d’Airbus et souligne que l’entreprise faisait partie des "fleurons de l'industrie française" quand "Lionel Jospin a quitté Matignon en 2002".On citait "toujours Airbus en modèle, on avait raison d'ailleurs". "C'était une entreprise qui vendait beaucoup d'avions, gagnait des marchés contre Boeing, ce qui permettait de créer des emplois, elle se développait partout sur le territoire avec la sous-traitance. On en était fiers".Il déclare que l'avionneur européen avait "beaucoup retardé le temps de l'annonce" de son plan de restructuration, et ajoute qu'il avait "fallu le faire car les Allemands n'ont pas d'élection à court terme" et qu'"ils demandaient que l'entreprise puisse être restructurée"."On demande aux salariés de faire un effort, un sacrifice, par rapport à des erreurs de gestion qui ont été commises", ajoute le député socialiste de Corrèze. Pour lui le gouvernement n'a pas […]
A ses heures perdues, El País devient chroniqueur des "coups bas" de la campagne présidentielle française. Son statut d’observateur distant ne l’empêche pas d’être fidèle à ses convictions, faisant peser la balance du côté de Ségolène RoyalLa campagne électorale française vue par la presse espagnoleD’après El País, la fin janvier a marqué le coup d’envoi des casseroles dans la campagne électorale française. Dans un article publié le 28 janvier, le quotidien recensait tous les "assauts" du candidat Sarkozy face à une Ségolène Royal "qui n’avait encore rien tenté". Derrière son "déguisement d’homme nouveau qui se dédouane", le candidat UMP compte avec un dispositif "puissant" et "bien huilé" chargé de faire le "sale boulot". Du canular de Gérald Dahan aux enquêtes commanditées chez les RG, en passant par la polémique sur la fortune du couple Royal-Hollande, on trouve Nicolas Sarkozy à tous les étages. Quelques jours plus tard, le journal titrait sur "l’entrée en campagne de la moto […]
Par Marie DARRIEUSSECQ écrivain Autant que les hommes, la candidate socialiste «en a». Son incompétence supposée comporte des relents de misogynie. Parce que c'est une femme...Il faut voter pour Ségolène Royal parce que c'est une femme. C'est à peu près tout ce que j'ai à dire. C'est l'honneur du PS d'être le premier grand parti à proposer, en France, une candidate femme à l'élection présidentielle. Que cela ne se soit pas produit plus tôt est une honte pour ce pays. Je laisse de côté Arlette Laguiller qui, vue de l'étranger, est un phénomène folklorique. Il suffit de l'écouter parler, d'ailleurs, ou de se rappeler Thatcher dans un autre genre, pour être persuadé(e) qu'un monde dirigé par les femmes ne serait pas plus juste ni moins violent. Ségolène Royal semble partager avec tous les autres candidats (et au moins autant que Nicolas Sarkozy) l'idée fixe du pouvoir, le délire de grandeur solitaire, l'énergie maniaque, cette «gnaque» qui peut laisser perplexe ou admiratif. En […]
Le Nouvel Observateur a publié Jeudi 1er mars un appel poignant de 150 grands intellectuels français en faveur de la candidate Royal. Tous appellent à voter Ségolène Royal dès le premier tour. Ils appellent à choisir le changement et l’espérance face à l'immobilisme, au conservatisme et à la "droite arrogante". Ils s'en prennent notamment à la cabbale médiatique dont est objet la candidate, à la tentation du renoncement et à la dérive incarnée selon eux par Sarkozy. Quelques extraits : "Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité […]
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