Partager l'article ! Calculez le coût de la politique de Sarko !: Combien de crèches, de logements sociaux, de kilomètres de voies de tramway… ne seront pas r ...
Combien de crèches, de logements sociaux, de kilomètres de voies de tramway… ne seront pas réalisés faute de
crédits en raison des 15 milliards de baisses d’impôts consenties aux contribuables les plus aisés ? La réponse se trouve sur www.baisses-impots.com.
Sur le site baisse-impots.com mis en place par l’équipe d’alternatives économiques , vous pouvez choisir les
différentes mesures fiscales (exonération des droits de succession, des intérêts d’emprunt, bouclier fiscal…) que vous n’auriez pas adoptées, et sélectionner les dépenses qui vous paraissent
prioritaires. La calculette vous indique alors le nombre de places en crèche, de logements sociaux, de kilomètres de voies de tramway... qui auraient pu être réalisées pour les montants
correspondants.
Cet outil concret réalisé par Alternatives Economiquescontribue utilement au débat citoyen sur les choix en matière de fiscalité.
Cet outil permet de mettre en rapport le coût des différentes mesures fiscales décidées cet été dans le cadre de la
loi Travail, emploi et pouvoir d’achat (Tepa) et le coût de besoins sociaux aujourd’hui insatisfaits ou mal satisfaits. De quoi illustrer concrètement ce qui aurait pu être fait avec les
milliards d’euros auquel l’Etat a décidé de renoncer, essentiellement au profit des ménages les plus aisés .
Nous avons volontairement choisi des dépenses dont l’utilité n’est pas contestée : chacun s’accorde en effet sur la nécessité de développer l’offre de logements sociaux ou de transports en commun, d’humaniser les prisons…
Notre propos n’est pas ici de défendre l’idée qu’une dépense publique vaut nécessairement mieux qu’une dépense privée. Payer des impôts nous contraint à limiter nos dépenses personnelles. Une contrainte particulièrement forte pour les ménages à faibles revenus qui se trouvent ainsi amenés à renoncer à des consommations nécessaires pour s’inscrire dans la norme.
Il est donc nécessaire de répartir avec justice l’effort fiscal, plutôt que de faire des cadeaux aux plus aisés ; il faut également limiter les dépenses publiques aux domaines où elles sont réellement nécessaires et améliorer leur efficacité. D’autant qu’une meilleure prise en compte des besoins conduirait nécessairement à en révéler de nouveaux, justifiant des dépenses supplémentaires. Le parti pris du président de la République est de considérer qu’une baisse des dépenses publiques est bonne en soi. Dans cette perspective, la décision prise aujourd’hui de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite est contreproductive .
Elle va conduire à supprimer plus de 10 000 postes d’enseignants en 2008, alors que l’investissement dans l’éducation est non seulement
un progrès majeur en matière d’égalité, mais la condition de la compétitivité future de l’économie française. L’enjeu n’est pas de diminuer le nombre d’enseignants, mais de faire évoluer leur
mode d’exercice pour améliorer les résultats du système éducatif. Un exemple parmi d’autres.
Accéder au site baisses-impots.com
Louis Maurin et Philippe Frémeaux
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