Mercredi 19 décembre 2007
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Une nouvelle affaire Gaymard ?
Le directeur de cabinet de la ministre du Logement, Christine Boutin, loue un appartement à loyer modéré appartenant à la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) depuis 1981, a-t-on indiqué au ministère du Logement confirmant
une information du «Canard Enchaîné». Le journal avait déjà révélé, en février 2005, qu’Hervé Gaymard, ancien ministre de
l’Economie et des Finances, occupait un spacieux duplex de 600 m2 au titre de logement de fonction.
Trois à quatre fois moins cher
C’est aujourd’hui au tour de Jean-Paul Bolufer d’être dans l’œil du viseur : le ministère a indiqué qu’il louait un logement à la RIVP depuis 1981 et qu'il payait ses loyers depuis cette date au
tarif fixé par la Régie. Soit… 6,30 euros le m2, selon le journal. Une affaire au vue des prix en vigueur dans le parc privé, qui se situent généralement entre 20 et 30 euros le m2.
L'hebdomadaire satirique, daté de mercredi, donne des précisions sur la résidence occupée par Bolufer : il s’agirait d’un appartement de 190m² dans le quartier de Port-Royal (5e arrondissement),
avec vue sur la chapelle du Val-de-Grâce. Le directeur de cabinet de la ministre du Logement se serait vu attribuer ce logement en 1981, quand il était directeur adjoint du cabinet de Jacques
Chirac, alors maire de Paris.
"Pas le seul dans ce cas".
Interrogé par le «Canard Enchaîné», Jean-Paul Bolufer a estimé que le loyer de cet appartement était «très près du prix du marché» et qu'il n'était «pas le seul dans ce cas.» Il a ajouté n'avoir
bénéficié «d'aucun privilège à titre personnel».
Selon le «Canard», il l'aurait même sous-loué entre 1989 et 1996, alors qu'il avait été nommé à Toulouse, puis de 1997 à 2007, alors qu'il bénéficiait d'un logement de fonction à Paris comme
directeur des Journaux officiels. On se souvient du tollé qu’avait provoqué la révélation de «l’affaire Gaymard», qui avait dû démissionner et payer son arriéré pour ensuite réintégrer le ministère de l’Economie à un poste moins exposé.
Gageons que l’interlocuteur privilégié des associations de mal-logés s’acquittera également de son dû. Pierre Castagnou, le président de la RIVP, précise avoir envoyé un recommandé le 14
décembre au bras droit de Christine Boutin pour lui dire que «la situation ne pouvait plus durer».
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