

Conformément à ce qu'il écrivait déjà dans son livre, La République, les religions et l'Espérance (Cerf), Nicolas Sarkozy a profité de sa rencontre avec Benoît XVI pour réitérer sa volonté de faire évoluer la laïcité à la française — jugée sectaire, "épuisée" voir guettée par le "fanatisme"... celui des laïques ! — vers une laïcité plus "positive".
Il a ainsi appelé à "l'avènement d'une laïcité positive, qui tout en veillant à la liberté de pensée, à celle de croire ou de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout". Par "positive", entendez plus anglo-saxonne, plus ouverte au religieux, plus favorable aux nouveaux mouvements spirituels, c'est à dire aux sectes...
Lorsqu'il était ministre de l'intérieur, son interprétation de la laïcité "positive" a été le cauchemard des associations
anti-sectes et des laïques refusant de voir l'"espérance spirituelle" remplacer l'"espérance sociale", notamment dans les quartiers populaires.
C'est confirmé. Ce cauchemard sera également la ligne du président de la République française, élu pour cinq ans, et qui souhaite "revaloriser" les racines chrétiennes de la
France.
Caroline Fourest
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