Partager l'article ! Climat économique déprimé à huit jours des municipales !: Les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent pour le gouvernement. ...
Les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent pour le gouvernement. Chômage en hausse, moral des ménages au plus bas, inquiétudes sur le pouvoir d'achat : ce contexte morose pourrait peser sur les élections municipales des 9 et 16 mars.
Le gouvernement veut croire qu'il ne s'agit que d'une mauvaise passe, tout en préparant de nouvelles réformes pour après les élections municipales.
A un peu plus d'une semaine du premier tour des municipales, l'augmentation de 0,7% du nombre des demandeurs d'emplois de catégorie-1 en janvier ne pouvait pas tomber plus mal pour le gouvernement. Depuis plusieurs mois, il met en avant la baisse du chômage, retombé à 7,9% de la population active au troisième trimestre 2007, pour contrebalancer la dégradation du pouvoir d'achat.
En déplacement vendredi à Blois (Loir-et-Cher), François Fillon a minimisé une hausse "conjoncturelle", rappelant que janvier "est traditionnellement un mois qui n'est pas bon". La publication jeudi prochain du taux de chômage au quatrième trimestre 2007 confirmera ou non la tendance.
Pour le PS, les 13.200 demandeurs d'emploi supplémentaires sont au contraire "la traduction logique du ralentissement de la croissance française et des graves difficultés économiques et sociales que rencontre notre pays".
"Le gouvernement, qui se vantait encore récemment d'avoir créé des emplois, est aujourd'hui rattrapé par la réalité: les emplois créés, qui sont principalement des contrats à temps partiels, souvent de très courte durée, ne compensent pas la chute de l'emploi industriel", estiment les socialistes Michel Sapin et Alain Vidalies, pour qui ces mauvais résultats "sont une nouvelle illustration de l'échec de la politique économique et sociale du gouvernement".
"Contrairement à ce qui avait été annoncé, le gouvernement a suscité non pas un choc de confiance mais une spirale dépressive sans précédent", juge le porte-parole du PS Julien Dray.
Car le chiffre du chômage n'est pas le seul mauvais indicateur publié cette semaine. Le moral des ménages a atteint en janvier le plus bas niveau de son histoire, avec un solde négatif de 35 points, selon l'INSEE.
Les Français s'inquiètent de l'évolution du chômage, mais aussi de la hausse des prix des produits de première nécessité, qui est devenue leur première préoccupation. Selon un sondage TNS-Sofres pour "Le Figaro Magazine", 89% des Français jugent l'action du gouvernement "inefficace" dans ce domaine.
De quoi inquiéter le gouvernement, à quelques jours d'élections annoncées comme périlleuses pour l'UMP. D'où l'opération "coup de poing" lancée cette semaine par François Fillon pour traquer les prix excessifs, dont les résultats seront connus dans quelques jours.
Mais le gouvernement, privé de marges de manoeuvre budgétaire, ne pourra pas se contenter de rodomontades. De nouvelles réformes sont en préparation pour après les élections municipales. "Pour atteindre l'objectif de plein emploi qu'on s'est fixé, il va falloir faire des réformes encore plus profondes que celles que nous avons enclenchées", prévient M. Fillon.
Le projet de loi de modernisation économique, examiné par le Parlement au printemps, reprendra une partie des propositions du rapport Attali, notamment pour accroître la concurrence entre distributeurs, a confirmé le Premier ministre.
Pour augmenter le pouvoir d'achat, Nicolas Sarkozy envisage aussi de transformer l'intéressement et la participation en prime annuelle versée
aux salariés, selon "Le Monde".
La nouvelle prime serait assujettie aux cotisations vieillesse.
De quoi alimenter les attaques de l'opposition sur le "plan de rigueur" en préparation pour l'après-16 mars.
AP
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