Lundi 16 juin 2008
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Le socialisme s'est constitué en réaction à l'exploitation de l'homme par l'homme par des oligarques capitalistes. La motivation de la réaction
socialiste est un sentiment d'inéquité, d'injustice et de non respect de la fraternité, de la solidarité et de l'indulgence nécessaires à une communauté pour exister harmonieusement.
La mouvance socialiste a été celle d'une opposition et même
d'une révolution communiste. Le mouvement s'est organisé de manière hiérarchique typiquement masculine, avec ses luttes de pouvoir, sa logique de guerre et ses coups bas. Au bout du compte, des
rivalités internes qui n'ont rien à envier à la concurrence la plus acharnée, la plus sauvage et la plus brutale du libre-marché capitaliste. Une fois au pouvoir, la même logique de contrainte
machiste avait été utilisée pour tenter d'imposer les idéaux d'équité, de fraternité et d'indulgence (!), à coup de lois fondées sur la crainte de sanctions. En fait, des moyens incompatibles avec
la nature des valeurs défendues par le socialisme et qui avaient fini par gravement discréditer le communisme.
L'arrivée de femmes au plus haut niveau ouvre enfin la perspective qui aurait pu faire réussir le socialisme : la voie
participative, intégrative. Il faut parvenir à améliorer de manière participative le lien entre individu et communauté, à tous les niveaux de la société, afin que les individus, les acteurs
économiques acquièrent une dignité communautaire, une dignité universelle à dépasser ainsi leurs intérêts égoïstes. La dignité à ce que chacun guide tous les siens par l'apport exceptionnel de son
génie individuel.
C'est l'originalité de l'approche de Ségolène Royal. Tant au niveau des militants, adhérants et sympathisants du PS qu'elle cherche inlassablement à intégrer à sa guidance, qu'au niveau de
l'économie, où elle met en réseau acteurs économiques, pouvoir communautaire et travailleurs, pour regarder ensemble dans la même direction : comment réussir au mieux ensemble ?
Par Utica
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