Mercredi 18 juin 2008
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A l’image du rassemblement socialiste qui vient de se dérouler, beaucoup de commentaires expriment le souhait de la part de l’équipe de Ségolène Royal de se démarquer des autres ténors...
Se lance-t-elle dans un combat "seule contre tous" au même titre qu’ils s’avancent vers un "tout sauf elle" ?...
La dernière réunification des forces socialistes a démontré que tous les socialistes pouvaient être dans la même pièce...
Mais le placement en première ligne de chacun des éléphants, lionceaux, jeunes biches, brebis a bien montré que leur seule volonté est d’écraser la gazelle recroquevillée au fond de la salle.
La scène pouvait être comique, mais elle représente à elle seule le vrai choix que les militants vont devoir faire...
Ségolène Royal est partie rapidement, seule dans cette "bataille".
Elle sait qu’elle n’a pas la même vision du parti, pas la même vision de la politique. Ses échanges avec les militants et la population sont directs. Elle ne s’embarrasse pas toujours des
protocoles et fait de la politique de façon neuve...
Mais cette "fraîcheur" peut irriter... Elle remet en question des façons de faire très anciennes et plusieurs grands élus ne s’y retrouvent pas et le problème avec Ségolène Royal, c’est
qu’elle souhaite avancer coûte que coûte.
Bertrand Delanoë s’est lancé ensuite pensant rassembler autour de lui les partisans d’un Parti socialiste classique (dans sa forme) avec une offre politique adaptée à l’époque (exemple du débat sur
le libéralisme)...
Le problème, c’est que, malgré son image d’homme intègre et réfléchi, Bertrand Delanoë a oublié de s’intégrer dans une démarche collective chère à l’esprit socialiste.
Alors Martine Aubry a saisi l’occasion pour être ce leader du collectif. Forte de sa réélection à la mairie de Lille, la dame des 35 heures représente un socialisme bien ancré à gauche qui prône le
collectif et défend les acquis sociaux...
Le problème est qu’elle rassemble les courants fabiusiens et strausskahniens et cela donne un sentiment de déjà-vu.
Autres solutions pour les socialistes, voter les contributions de Dray, Moscovisci qui souhaitent reporter à plus tard le choix d’un leader socialiste pour incarner l’opposition.
Il est fort probable, en voyant les amitiés et inimitiés que plusieurs courants se rassemblent comme le souhaite Hollande. Le ticket Delanoë-Aubry ou Aubry-Delanoë pourrait satisfaire une large
partie des élus socialistes. Moscovisci (voire Dray) pourrait s’y greffer pour ne pas perdre sa place de futur éventuel leader socialiste. Et finalement Ségolène Royal (toujours seule)
retrouvera l’image de celle qui veut réellement changer le PS.
Les militants auront à se poser la question du collectif ou de l’individuel et en parallèle la lourde question de l’autorité et de l’ordre dans un parti qui en a cruellement manqué ces dernières
années...
Dans quelques années, peut-être verrons-nous lors d’un rassemblement socialiste, une gazelle au premier rang avec les militants tandis que les lionceaux (devenus vieux), les éléphants (proche du
cimetière) et autres brebis égarées se recroquevilleront au fond de la salle...
Source : Agoravox
Par Ghis
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Publié dans : Les camamades du PS
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