Rentrée pas classe
Cette année, le cartable des réformes de Xavier Darcos est un peu trop lourd entre les suppressions de postes d’enseignants, la réduction du nombre d’heures de cours dans le premier degré, des programmes révisés alors que ceux de 2002 n’ont pas encore été évalués ou la suppression progressive de la carte scolaire.
85.000 suppressions
de postes en 5 ans, c’est la promesse faite par le gouvernement et qui à n’en pas douter sera tenue, alors même que l’évolution de la démographie scolaire offrait pour la première fois
l’occasion d’une véritable politique de ciblage. Politique dont les spécialistes s’accordent à reconnaître l’efficacité en termes de réussite scolaire. Le gouvernement n’aura donc pas saisi
l’occasion de réduire le nombre d’élèves par classe, d’accroître l’encadrement des élèves ou d’augmenter le nombre de jours scolaires nettement plus profitable aux élèves qu’une semaine de
quatre jours surchargée. Je vous renvoie à la lecture d’un rapport que personne ne peut sérieusement contester de Thomas Piketty qui a étudié l’impact de la réduction du nombre d’élèves en
classe de CE1 en ZEP sur la réussite scolaire.
Nous devrons donc nous contenter de constater que c’est désormais en dehors de l’école que le rattrapage scolaire aura lieu, nous contenter des heures de soutien (dont je ne conteste pas l’utilité) et des stages de remise à niveau pendant les vacances assurés grâce aux heures supplémentaires imposés aux professeurs.
On aurait pu imaginer un peu plus de considération pour les travaux des pédagogues et des économistes de l’éducation, pour les travaux de Davaillon, de Nauze-Fichet ou de Meirieu. On aurait pu imaginer que ce soit à l’école et durant le temps scolaire que la réussite des élèves se construise, par la mise en place de pédagogies adaptées et différentiées prenant en compte la situation des élèves, par la promotion du travail en équipe, par la mise en place d’une formation initiale et continue des enseignants de qualité… au lieu de cela, c’est l’hécatombe des moyens, la ghettoïsation sociale, la remise en cause de l’IUFM, le repli de l’offre pédagogique. Une école des marchands pilotée par objectifs au lieu du service public d’un pays qui nourrit des ambitions pour l’avenir de ses enfants.
Obama investi !
Beau et émouvant discours d’investiture que celui de Barak Obama, dépassant les clivages raciaux, appelant à l’unité, préférant la promesse républicaine au simple rêve américain, reprenant les thèmes chers aux démocrates comme la protection sociale et ouvrant des perspectives nouvelles, en rupture avec 8 ans de buschisme en matière de politique étrangère. Un discours à lire pour ceux qui n’en auraient eu que quelques aperçus.
Source : Le Blog de Najat Vallaud-Belkacem





L’annonce du
financement du RSA par la création d’une nouvelle taxe sur les revenus du capital pourrait passer pour une bonne nouvelle. Taxer le capital plutôt que le travail, une mesure que la gauche aurait
pu prendre, pensez-vous !


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