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Un discours pédagogique.
Devant cinq cent personnes réunies à Montlouis-sur-Loire, près de Tours, Ségolène Royal s’est livrée vendredi soir à un décryptage de la crise financière et économique actuelle avec un discours à gauche toute. "On nous embrouille, on nous endort, avec des mots très compliqués", a-t-elle assuré. L’ex-candidate à la présidentielle socialiste a appelé les Français à "faire remonter leur colère" pour que cessent "les embrouilles". "Il n'y a pas de fatalité, une autre politique est possible" face aux "milliards qui sont en train de valser", a-t-elle lancé.
Première cible de Ségolène Royal : les banques.
Elle s'est étonnée que "bizarrement", on ne trouve pas "des milliards d'euros pour le pouvoir d'achat (ni) pour l'emploi". "La
crise ne doit pas servir à renflouer une caste de financiers irresponsables", a déclaré Ségolène Royal.
Deuxième cible : les pétroliers.
Pour financer le fonds pour les entreprises stratégiques dont le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi la création, la présidente du Poitou-Charentes a proposé de puiser dans le "trésor caché des pétroliers et dans la filière énergétique" car "il faut maintenant aller chercher l'argent là où il est". "Au moins 50 milliards d'euros", c’est la somme à disposition selon elle dont a parlé Ségolène Royal.
Troisième cible sans la nommer :
Pas un mot en revanche sur le congrès du Parti socialiste de Reims prévu dans quelques semaines seulement. Pour ne pas être entraînée dans les bisbilles internes, Ségolène Royal veut désormais se placer au-delà de la mêlée.
En fin de réunion, Vincent Peillon a fait une intervention au nom de la motion E "L'espoir à
gauche, Fier(e) d'être socialistes".
Vincent Peillon © La Chaloupe
Un grand merci à Jean-Jacques Filleul, maire de Montlouis et Jean-Patrick Gille Député et 1er fédéral du 37 qui ont co- organisé la journée avec l'ensemble des équipes de Montlouis, Désirs d'avenir 37.
Jean-Jacques Filleul © La Chaloupe





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