Le parti majoritaire n’a pas encore bouclé ses listes. Mais qu’importe, l’UMP est en ordre de bataille pour les européennes. Hier soir, à Rueil-Malmaison
(Hauts-de-Seine), François Fillon, le chef de la majorité, l’a prouvé lors d’un premier grand meeting, après l’essai raté de Marseille, où devait se tenir, le 27 mars, un projet de meeting
auquel le Premier ministre était attendu.
Cette fois, François Fillon était bien là, avec à ses côtés Xavier Bertrand, le patron de l’UMP, et le tandem Barnier-Dati pour lancer la campagne pour les
européennes.
Rien d’inquiétant
Pourtant l’UMP, le parti présidentiel, n’a toujours pas bouclé ses listes. S’il avait pris de l’avance en désignant ses têtes de listes dès le 24 janvier, cette
fois, à six semaines du scrutin, rien n’est définitif. Alors que celles des socialistes sont ratifiées depuis plus d’un mois, l’UMP assure qu’il n’y a rien d’inquiétant.
Ainsi Michel Barnier, tête de liste en Ile-de-France, s’est agacé lundi sur Canal+ : « C’est une question de journalistes, pas celle qu’on nous pose dans les
meetings »… Dans le Sud-Ouest, point chaud pour l’UMP, Alain Juppé a pourtant mal accepté le choix élyséen.
Au nom de « l’équilibre géographique », le château a préféré la Toulousaine Christine de Veyrac, soutenue par Valéry Giscard d’Estaing, et non sa
protégée, la conseillère municipale de Bordeaux Sonia Dubourg-Lavroff, que l’ancien Premier ministre voulait placer en numéro 2.
Xavier Bertrand, dont le scrutin du 7 juin sera le premier test électoral aux commandes de l’UMP, a demandé aux militants de faire campagne sur le nom du chef de
l’Etat. Selon un sondage Ifop pour le quotidien L’Humanité, diffusé lundi, l’UMP demeure nettement en tête des intentions de vote aux élections européennes avec 26,5 %, devant le
Parti socialiste (22,5 %).
En l’espace de six mois, le parti de Nicolas Sarkozy a gagné près de 5 points (+ 4,5 par rapport au mois de novembre) alors que le score du PS oscille
toujours entre 22 et 23 %, selon l’enquête.
Source :
France-Soir.
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