Dimanche 14 juin 2009
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Depuis le 7 juin et la publication du résultat des élections européennes en France, la quasi-totalité des commentateurs politiques se sont escrimés à démontrer que l'UMP avait gagné le scrutin, et
que l'antisarkosysme avait perdu. Pour preuve, les scores du Parti Socialiste et du Modem étaient franchement décevants.
1. Les socialistes et le Modem ont raté leur opposition.
C'est incontestable. Les socialistes dirigés par Martine Aubry et Benoit Hamon ont joué la stratégie "à gauche toute!". Evidemment, aucun sympathisant modemiste n'avait envie de les aider. François
Bayrou avait choisi la défense des libertés publiques, avec des accents complotistes que Sarkofrance ne renierait pas. Il a caché son programme économique. Son électorat de 2007 ne s'est pas
déplacé.
2. Sarkozy a paumé son électorat.
Les classes populaires et les jeunes ne se sont pas déplacés pour le vote du 7 juin. Les premières faisaient partie du socle électorale du second tour de la présidentielle de Nicolas Sarkozy en
2007. Globalement, l'UMP a perdu quelques 6 millions de votes. Le socle populaire a disparu. Le 7 juin, il ne s'est pas déplacé. Les appels sécuritaires du Monarque français n'y ont rien changé. La
lecture des sondages à la sortie des urnes est édifiante. Nicolas Sarkozy a paumé son électorat !
3. Aucune alliance possible pour l'UMP
Avec 28% des suffrages le 7 juin dernier, l'UMP a perdu. Quand le scrutin est à deux tours, les électeurs éparpillent leurs votes: au premier tour, on exprime une préférence; au second, on élimine.
Dans un scrutin (partiellement) proportionnel, les préférences s'expriment avec la contrainte du vote utile. Résultat :m 28% pour le parti majoritaire. Et aucun autre mouvement, rassemblement ou
parti n''était susceptible de s'allier avec l'UMP. Nicolas Sarkozy a joué le triomphe modeste. Son parti est à la ramasse.
4. L'antisarkozysme ne s'est jamais aussi bien porté.
L'antisarkozysme n'a pas trouvé de traduction institutionnelle, de relais politique. Le parti socialiste n'est pas crédible car il n'exclut pas ceux de ces rangs qui se compromettent avec la
pouvoir en place en acceptant des missions. Le Modem n'est pas crédible quand il attaque le pouvoir personnel mais ne dit rien sur la casse sociale. Mais l'antisarkozysme ne s'est jamais aussi bien
porté. Primo, les abstentionnistes sont majoritaires. Secundo, les écologistes ont réussi un score mirobolant alors que Sarko a récupéré tant bien que mal la cause écolo depuis mai 2007 : ministère
d'Etat en charge du développement durable, Grenelle de l'environnement, rien n'y a fait. les (rares) électeurs ont préféré l'original à la copie !
En conclusion, Sarkozy a perdu ses électeurs, mais moins que les autres; son projet écolo a été désavoué par les éclections. Son socle électoral ne s'est pas déplacé dans les urnes.
Qui a dit que l'UMP avait gagné ?
Source :
Les Dimanches de Sarkofrance.
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