Partager l'article ! PS : Martine Aubry lâche du lest sur l'organisation de primaires.: Dans un rapport volumineux, le PS préconise l'instauration de pr ...

Le salut par les primaires ? Alors que le PS ne fournit encore aucune preuve tangible des prémisses de sa « rénovation », ces derniers jours le débat s'est brusquement déporté sur les primaires, devenues la panacée au lendemain de la déroute des élections européennes. Arnaud Montebourg, secrétaire national chargé de la rénovation, a communiqué vendredi un rapport de 74 pages, fruit des travaux du groupe de travail qu'il présidait sur le sujet.
Dans ses grandes lignes, le rapport préconise de faire émerger « un
candidat légitime » élu par des « millions » d'électeurs, d'aller vers des « primaires ouvertes » intégrant l'ensemble des partis de gauche, d'organiser une «
campagne longue et compétitive » de quatre mois permettant de faire émerger « le meilleur ». Le rapport souhaite « l'accès le plus large aux candidatures », ouvertes
aux autres partis le souhaitant, et suggère un système à « éliminatoires », à l'instar des primaires américaines.
Il reste que si un consensus émerge au sein du PS pour réformer le processus
de désignation de son candidat pour l'élection présidentielle, il y a presque autant de versions qu'il y a d'« écuries » au parti.
Ainsi, l'ouverture du processus à toute la gauche ne fait pas l'unanimité. « Pour cela, il y a un très bon système : c'est le premier tour de l'élection présidentielle ! », s'amuse Pierre Moscovici. L'ex-sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, élu du Front de gauche (alliance du Parti de gauche et PCF) lors des élections européennes, partage cette analyse, mais il va au-delà. Dans son langage « fleuri », il fustige le « foutage de gueule » de ses anciens amis socialistes, ajoutant, « ils sont sympas d'inviter toute la gauche à venir départager les candidats socialistes ! »
Très affaiblie par le score de son parti aux élections européennes, Martine
Aubry, longtemps réticente sur les primaires, a donc été contrainte de lâcher du lest. « Disons les choses simplement : les primaires, c'est un vrai sujet, on va continuer à y
travailler », a-t-elle expliqué. « Il faut que ceux qui considèrent qu'ils sont meilleurs que les autres - on l'a vu, on l'a noté, c'est bon - maintenant se mettent au travail avec
nous pour apporter les réponses que les Français attendent », a-t-elle lancé la semaine dernière visant, sans les citer, les candidats déclarés aux primaires comme Manuel Valls et Pierre
Moscovici. Contrainte de faire un pas, la première secrétaire a aussitôt rappelé vendredi que la priorité pour les socialistes est de « dire aux Français ce qu'ils veulent comme autre
société ».
En attendant, le débat sur les primaires va rebondir très vite : le rapport préconise que le principe et les modalités soient arrêtés avant la fin de l'année. Martine Aubry estime quant à elle que la discussion ne devrait avoir lieu qu'en juin 2010...
Source : Les Echos.
Nous devons œuvrer au sein du parti socialiste, non plus pour faire bouger les lignes mais pour tout changer, renverser la table. Je crois comme Pierre Moscovici que le dilemme qui se pose c’est « changer ou mourir ».
Cela doit aller vite, très vite. C’est pourquoi de nombreux leaders socialistes de Ségolène Royal à Benoît Hamon ont avancé l'urgence de primaires populaires.
« Il ne s'agit pas d'une technique de désignation, mais d'une vision politique », comme le dit le secrétaire national du PS à la Rénovation, Arnaud Montebourg.
http://www.alexandre-marsat.net/article-32812441.html