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Hénin-Beaumont :Le divers gauche Daniel Duquenne l'emporte avec 52,4 % des voix, après une campagne où le PS a brillé par son absence.
Le Front national n'a pas réussi à remporter, à Hénin-Beaumont, la victoire qui aurait pu lui permettre d'enrayer le déclin dans lequel il est entré depuis l'échec de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle de 2007.
Le candidat divers gauche Daniel Duquenne, qui bénéficiait du soutien de l'ensemble des autres forces politiques y compris l'UMP, l'a finalement emporté avec 52,4% des voix face à la liste conduite par Steeve Briois et Marine Le Pen.
Mais cette victoire, qui maintient Hénin-Beaumont à gauche, là où elle a toujours été, ne règle rien. Le FN a aussitôt annoncé son intention de déposer un recours, en s'appuyant sur des déclarations de Daniel Duquenne, au cours de la campagne du second tour, menaçant la ville de ne plus avoir de subventions de l'Etat en cas de victoire du FN.
Selon notre blogueur Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême-droite, cette menace est à prendre au sérieux au vu de précédents historiques.
Le climat dans la ville était tendu dimanche soir, à l'issue du scrutin : une grenade lacrymogène a été lancée sur le vainqueur Daniel Duquenne et son entourage, et les esprits étaient chauffés à blanc à l'issue d'une campagne sécèrement disputée.
Marine Le Pen dénonce le "tous unis, tous pourris"
Au QG local du FN, Marine Le Pen a entonné l'air connu du Front national victime des autres partis et des médias, "tous unis, tous pourris" :
"La mafia UMPS s'est coalisée pour faire barrage à une possible victoire de nos idées. Sans projet, sans programme, appuyés par les médias, les groupes de pression et le showbizz, ils ont déversé leur haine [sur] une population déjà lourdement frappée par la crise et la gestion calamiteuse des politiciens locaux."
A l'heure du bilan, le FN a réussi à prouver que son cadavre, déjà enterré par beaucoup depuis 2007, bougeait encore suffisamment pour inquiéter ses ennemis, mais pas assez pour remporter des victoires. Suffisamment en tout cas pour aider Marine Le Pen dans la course, sans doute déjà gagnée, à la succession de son propre père à la tête du parti d'extrême-droite.
Et, à gauche, la victoire a le goût amer de l'échec des équipes précédentes, de la division du premier tour, et de l'absence de participation de la direction nationale du PS à la mobilisation, à commencer par le premier secrétaire, Martine Aubry, pourtant maire de Lille, située à … 30 kilomètres de Hénin-Beaumont.
Mais au moins, la gauche aura évité l'humiliation d'une défaite alors que toutes les forces politiques avaient exceptionnellement appelé à voter pour son candidat.
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