Samedi 18 juillet 2009
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Poignée de main entre les
deux héros de l'été.
(Reuters)
En rendant public le courrier qu'elle a adressé à
Manuel Valls, Martine Aubry a ouvert la boîte de Pandore socialiste. Avec les récentes révélations sur les manipulations sondagières de l'Elysée, voici le second feuilleton de l'été.
1. La première secrétaire du parti socialiste a eu raison et tort de tacler aussi violemment Manuel Valls. Elle lui a demandé de quitter le Parti, ou de se taire; et elle l'a fait savoir.
Evidemment, l'intéressé lui a répondu tout aussi brutalement. On peut considérer qu'Aubry a eu raison. Elle tient une boutique, le PS, et il faut de l'ordre. Valls aime critiquer en permanence sa
maison d'origine, alors même que l'opposition du Congrès de Reims s'était plutôt calmée. Manuel Valls, de surcroît, a une furieuse tendance à jouer la critique incantatoire, sans apporter de
proposition alternative concrète.
2. Mais Martine Aubry a eu tort sur deux points fondamentaux : primo, elle aurait pu tout aussi violemment tacler Michel Rocard, récemment débauché par Sarkozy, ou Jack Lang; elle aurait dû
défendre Julien Dray en janvier dernier, quand celui-ci était livré en pâture médiatique par les services de Bercy. Cette autorité partielle et partiale est contre-productive. Deuxio, elle paye son
échec à rassembler son camp. La tartufferie de Reims (le "Tout Sauf Sego") n'a rien donné. Les élections européennes ont été un échec. L'ambulance socialiste peine à redémarrer. Plutôt que de
violenter ainsi les impatiences de certains, elle eut mieux fait de les embrasser, de les accueillir, de les valoriser. Avait-t-elle le choix? Pas sûr, tant son alliance politique au parti
socialiste est fragile.
Vendredi, Julien Dray, sur son blog, est entré dans le jeu: "en l'espace d'une semaine, par la publication de deux lettres, Martine Aubry a résumé et confirmé les grandes caractéristiques de
son début de mandat de première secrétaire du parti socialiste : l'impuissance, l'amateurisme, et surtout une étonnante incapacité à entendre ce qui se passe et dans son parti, et dans la
société." ll résume bien la situation.
Second feuilleton de l'été, les manipulations sondagières conduitent par l'Elysée. Arroseur arrosé... A la
faveur d'un rapport de la Cour des Comptes, on découvre que la Présidence de la République finançait anonymement des sondages OpinionWay, que le Figaro et LCI publiaient chaque mois. D'autres
sondages, également financés par l'elysée, étaient eux carrément tronqués. La belle affaire !
La Sarkofrance est bel et bien une monocratie. Qui en doutait ?
Source :
Le JDD.
Par Ghis
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Publié dans : Actualités
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