

Jusqu'ici, Nicolas Sarkozy n'avait pas communiqué de projet global, préférant prendre position au coup par coup lors de ses interventions dans les médias ou lors de ses meetings.
Au quartier général de Nicolas Sarkozy, on refuse de confirmer ou d'infirmer qu'il s'agit bien de son projet présidentiel. "En tout cas, nous ne l'avons pas diffusé", se défend une des attachées de presse du candidat. "Demain matin jeudi, les porte-parole vont présenter en conférence de presse un premier document, un fascicule résumé d'une douzaine de pages", précise-t-on. "Il faut attendre demain le point de presse des porte-parole", répète Franck Louvrier, l'un des responsables presse du candidat, qui se contente d'ajouter qu'"il n'a pas vu le texte diffusé sur Internet".
"POURSUIVRE LA POLITIQUE DE SÉCURITÉ"
En 15 points, le candidat balaie tous les thèmes de la campagne sans rentrer dans le détail des propositions. Dans une lettre introductive, il se pose en président "qui réformera la France", affirmant que le pays a besoin de "changements profonds" sans toutefois utiliser le terme de "rupture", qu'il avait fait sien au début de la campagne.
Dans les différents points qu'il aborde, le candidat UMP affirme vouloir "défendre la Ve République, tout en changeant les comportements". Contre le chômage, il répète des positions déjà formulées lors de la campagne : "Plutôt que de consacrer tant d'argent à payer les Français pour qu'ils travaillent moins, nous devons tout faire pour être plus nombreux à travailler".
Il prône la création d'un contrat de travail unique, "plus souple pour les entreprises pour qu'elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés", sans pour autant préciser, comme il l'avait évoqué, avant de se rétracter, s'il sera basé sur le modèle du contrat nouvelles embauches. Mais il ne mentionne pas la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires, qu'il avait proposée dans en entretien au Monde en janvier 2007.
Il écrit noir sur blanc sa proposition, controversée, de créer un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale".
Dans le domaine de l'environnement et du développement durable, le candidat de l'UMP reste flou et ne reprend pas les propositions formulées par le Pacte écologique de Nicolas Hulot. "Je soutiendrai la PAC [politique agricole commune]", affirme ainsi Nicolas Sarkozy.
Il répète également sa volonté de supprimer les droits de succession, son opposition au mariage homosexuel et affirme vouloir "poursuivre la politique de sécurité" engagée depuis 2002.

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