Jeudi 3 décembre 2009
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Le président de l'Assemblée nationale estime que la nouvelle requête
du PS sur l'examen des sondages payés avec des crédits publics depuis 2007 ne "soulève pas de question institutionnelle". La première requête PS avait été déclarée irrecevable.
Le président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a estimé, mardi 1er décembre, que la nouvelle demande d'enquête parlementaire déposée par le PS sur les sondages ne "soulevait pas de
question institutionnelle". Le PS réclame "un contrôle sur les dépenses d'études d'opinion relevant des crédits budgétaires votés par le Parlement depuis 2007". Cette proposition de
résolution "ne soulève pas de question institutionnelle", a noté Bernard Accoyer.
En outre, selon lui, la demande PS "relève de la compétence de la commission des Finances, puisque c'est du contrôle budgétaire". La commission des Finances est présidée par le socialiste Didier
Migaud.
La première requête PS avait, elle, été renvoyée à la commission des Lois, présidée par l'UMP Jean-Luc Warsmann, qui l'avait déclarée irrecevable. Cette nouvelle demande obtient ainsi l'aval du
président de l'Assemblée nationale.
Un examen "probablement en janvier"
Par contre, la demande PS "ne pourra vraisemblablement pas être inscrite le 9 décembre", date à laquelle était prévu
l'examen de la première demande PS si elle n'avait pas été rejetée. En effet, "j'ai écrit aujourd'hui même à la garde des Sceaux, qui dispose d'un mois pour répondre. Sauf si elle répond par
retour de courrier", l'examen aura donc lieu "probablement en janvier", a précisé Bernard Accoyer.
Après le rejet, jeudi dernier, de sa requête sur les sondages de l'Elysée, le groupe PS a déposé lundi un nouveau texte sur l'ensemble des sondages payés avec des crédits publics depuis 2007, ne
visant plus seulement ceux de l'Elysée. Une fois inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée, la création d'une commission d'enquête est quasi-automatique : pour être rejetée, elle doit
mobiliser les votes "contre" des 3/5e des membres de l'Assemblée, soit 347 députés. L'UMP ne dispose pas de cette majorité des 3/5e.
Source : Le nouvelObs.
Par Ghis
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