Vendredi 6 novembre 2009
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La présidente de Région était montée à bord de la Simplycity au Mondial de l'Automobile •
photo Phil Messelet
«Le temps passe très vite...» Ségolène Royal avait invité hier la presse régionale pour évoquer ce qui n'est pas un bilan, ce
qui n'est pas un programme non plus, mais tout comme: un regard sur presque six années passées à la Région, plus les quelques mois qui viennent pour faire le compte. Les élections auront lieu les
dimanches 14 et 21 mars prochain.
La présidente de Région aime les campagnes électorales. Sans doute aurait-elle préféré aborder celle qui s'annonce avec l'ensemble des troupes réunies sous sa bannière,
fière d'un bilan à l'avant-garde de l'écologie politique. «Et tout le monde se reconnaît aujourd'hui dans l'écologie...» Elle n'aura pas ce bonheur, les Verts ayant décidé de faire liste à
part au premier tour et le Parti communiste, qu'elle a rencontré hier, étant sur les mêmes positions. «Moi et mon équipe, on est au travail jusqu'au bout. Y compris ceux qui font liste séparée.
Ils font toujours partie de la majorité régionale.»
Sur son calendrier, Ségolène Royal a coché tous les rendez-vous qui vont lui permettre d'affirmer l'excellence environnementale qu'elle revendique. Et ils sont nombreux
en novembre. Si elle ne veut pas précipiter le départ de la campagne officielle prévu en janvier, elle entend occuper le terrain et celui de l'écologie en particulier. Au programme du 13 novembre,
la semaine prochaine, le lancement de la Simplycity, la voiture électrique conçue par «Eco et Mobilité» à Chauvigny dans la Vienne. Une petite urbaine trois places dont la présidente avait pris le
volant lors du dernier Mondial de l'automobile à Paris. «C'est un tour de force qu'ils ont réussi à faire. Ce sera une des premières parmi les voitures grand public...»
Un coup d'œil à la première éolienne à axe vertical fabriquée à Mignaloux - l'éolienne prévue sur le toit de l'hôtel de région ne sera sans doute pas prête pour 2010 - et
Ségolène Royal enchaînera avec une grande réunion publique le dimanche 15 à Niort, un degré de plus dans un dispositif de campagne qui se prolongera les 25 et 26 novembre au Parc des Expositions de
Niort pour les cinquièmes rencontres des éco-industries en Poitou-Charentes.
En sourdine depuis quelques mois au plus près du terrain, la campagne de Ségolène Royal revient donc en surface sur le thème majeur de la croissance verte et de
l'excellence environnementale. «Ma locomotive, mon levier», comme elle aime à dire. Elle se dit sereine. «Je me suis tellement donnée à la Région.» Mais elle entend mettre tous
les atouts de son côté. Si les Verts ont des différences à faire valoir par rapport à ce qui s'est fait à la Région, qu'ils le disent... «Pour moi, l'écologie ne doit pas être punitive. C'est
pour cela que je me suis opposée aux Verts sur la taxe carbone. On ne peut pas faire d'écologie avec des taxes.»
Ségolène Royal défend ses résultats sur les transports - +40 % de fréquentation sur le train express régional (TER) - et sur sa politique de territoires: «Donner à
voir du concret aux gens, raccourcir les circuits de décision...»
«Je me sens libre d'agir»
On l'aura compris, les plans de la rue Solferino, siège du Parti socialiste, ne risquent pas de beaucoup influencer ceux de la Région. «Je n'ai pas d'injonction
partisane à recevoir. Ce qui compte, c'est l'intérêt de la région. Les valeurs humaines et d'efficacité sociale. Je ne négocierai pas avec les appareils de partis. Je me sens libre d'agir.»
Dans les quatre départements, la présidente a le sentiment que «ça se passe beaucoup mieux qu'en 2004». Notamment en Charente où elle souhaite voir Michel Gourinchas, le maire de Cognac,
prendre la tête de liste. Le vote des militants aura lieu début décembre.
Se pose-t-elle la question du rassemblement au deuxième tour ? Plus vraisemblablement, c'est celle du premier tour qui fait sortir Ségolène Royal du bois. L'arrivée du
secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau dans le combat, même poussé par ses amis, laisse planer une inconnue sur le vote en Charente-Maritime, 40 % de l'électorat régional. Entre des
Verts qui jouent perso, un PS dans le vague et un ministre condamné à se battre, la route de Ségolène Royal n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît.
Source :
La Charente Libre.
Par Ghis
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Publié dans : Ségolène Royal.
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