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Ségolène Royal a annoncé lundi à Poitiers que les "pass contraception", destinés aux jeunes filles pour lutter contre les grossesses précoces et réduire les avortements, mis en place par la région Poitou-Charentes dans les lycées mais bloqués par le gouvernement, vont être mis à la disposition des médecins.
"Le pass contraception est toujours bloqué par la droite et par l'UMP. C'est dommage, à un moment ou la question des IVG et de l'accès à la contraception pour les plus précaires n'est pas résolue", a déploré Mme Royal, en marge d'une session extraordinaire du conseil régional consacrée aux aides à apporter aux sinistrés de la tempête Xynthia.
"En ce jour de la Femme, nous avons décidé de récupérer les chèques contraception qui sont dans les lycées et de les mettre à disposition des médecins-généralistes en milieu rural et urbain. Nous avons leur accord", a poursuivi la présidente de région.
L'élue socialiste avait annoncé le 13 novembre l'envoi dans une centaine de lycées de sa région de 1.400 "pass contraception", gratuits.
Mais la rectrice de l'académie de Poitiers Béatrice Cormier a demandé par courrier aux proviseurs de lycées de ne pas distribuer les "pass contraception". Et le ministre de l'Education nationale Luc Chatel s'est prononcé contre.
"Nous allons ainsi permettre aux jeunes filles et aux femmes qui sont en situation de précarité, d'accéder à la consultation médicale gratuite, à la contraception gratuite et aux examens médicaux gratuits", a conclu Ségolène Royal.
Interrogée par le Journal du dimanche (JDD) ce week-end sur l'augmentation du recours à l'IVG chez les 15-17 ans, Simone Veil a estimé que "les +pass contraception+ de Ségolène Royal me semblent constituer une initiative intéressante".
"L'information concernant la contraception chez les adolescentes manque cruellement. C'est une négligence coûteuse. Les adolescentes sont souvent démunies, ce qui est fait à l'école n'est pas suffisant", a complété l'ancienne ministre de la Santé qui avait défendu la loi autorisant l'IVG en 1974.
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