Ségolène Royal lui reproche son "dérapage verbal" pour avoir déclaré qu'elle n'était pas la bienvenue à Dijon. Elle accuse aussi Vincent Peillon d'avoir "utilisé (s)on nom" pour organiser les rencontres. Ségolène Royal à Dijon le 14 novembre 2009 (afp) Ségolène Royal s'en est pris vertement à Vincent Peillon, samedi 14 novembre. Elle reproche à l'organisateur des premières rencontres du rassemblement "social, écologique et démocrate" son un "dérapage verbal" pour avoir déclaré que sa présence n'était "pas désirée". "Je ne comprends pas que Vincent Peillon auquel j'ai accordé toute ma confiance et une place éminente dans l'organisation de ce mouvement puisse aujourd'hui déraper verbalement comme il l'a fait sur Europe 1", a-t-elle déclaré lors d'un point presse. Un "coup médiatique" La veille, Vincent Peillon avait estimé auprès de l'AFP que la venue de la présidente de Poitou-Charentes perturbait le sens de ce rassemblement puis avait parlé de "coup médiatique" sur Europe 1. "Que […]
A l'issue d'un mois de juillet houleux et mortifère, les vacances tombent à pic pour les socialistes. Peut-être vont-ils retrouver un peu de calme avant l'université d'été de tous les dangers que le parti tiendra à La Rochelle fin août. Pour les socialistes, la trêve estivale n'aura jamais aussi bien porté son nom. Après la débâcle des élections européennes, le mois de juillet a été terrible au PS. Manuel Valls et Arnaud Montebourg se sont notamment opposés de manière très violente à la première secrétaire, Martine Aubry. Le parti, « tombé dans le formol » pour le second, doit « changer ou mourir », a insisté le premier. Quand Jack Lang qualifiait, lui, le PS d'« arbre sec ». Incapables de se parler en face, de s'entendre (et surtout de s'écouter), privilégiant les règlements de compte dans les médias (y compris la presse étrangère), les socialistes devraient décréter un cessez-le-feu salutaire pour les vacances. Mais il risque d'être de courte durée. Les hostilités pourraient […]
Le traumatisme, évidemment, et toujours présent. Les dirigeants socialistes (à commencer par Martine Aubry) disent presque systématiquement « congrès de Rennes » à la place de congrès de Reims. N’était ce lapsus, il semble pourtant que la page de la bataille de la Marne de novembre 2008 ait été tournée. Au plan politique, s’entend. La majorité qui soutenait Martine Aubry, en effet, est en apesanteur. Les deux slogans qui assuraient son ciment face à Ségolène Royal - « non aux alliances avec le MoDem » et « oui au parti de militants, non au parti de supporteurs » - ont largement perdu de leur sens. A certains égards, la majorité Aubryste d’origine a viré sa cuti. L’alliance avec le MoDem. Ce clivage a largement perdu de son acuité. D’abord parce que le parti de François Bayrou est redescendu assez brutalement de son piédestal après les élections européennes. Ensuite parce que le premier problème du PS, désormais, ce sont les Verts. Depuis les 16,4% aux européennes, la direction du […]
Un certain flottement était perceptible depuis quelques mois dans les rangs de l’Espoir à gauche. Les rapports entre le courant le plus important au sein du PS (29% des voix des militants lors du vote des motions du congrès de Reims) et Ségolène Royal s’étaient notoirement distendus. D’autre part, l’entrée au sein de la direction de plusieurs représentants de LEAG (Aurélie Filippetti, Gaëtan Gorce, Guillaume Garot, David Assouline et quelques autres) sans que la ligne de la direction ne s’en trouve vraiment modifiée avait brouillé l’image du courant dirigé par Vincent Peillon, loin d’être épargné par la déroute européenne. Riche de personnalités au goût marqué pour l’indépendance – doux euphémisme – LEAG est tiraillé entre diverses forces centrifuges. Outre Ségolène Royal, le courant compte désormais dans ses rangs un nouveau présidentiable ; Manuel Valls. Or, le député et maire d’Evry, s’il compte des partisans (ils étaient 300 lundi soir au théâtre Michel, à Paris) ne fait pas […]
Depuis 2002, le Parti Socialiste est en crise et n'en finit plus de sombrer. L'échec aux Européennes illustre les difficultés d'un parti qui ne représente plus une alternative crédible à gauche. Crise idéologique, absence de programme, de leader, le PS ne paraît plus en mesure de remporter une élection nationale. L'élection présidentielle de 2012 est l'échéance qui obsède les responsables socialistes. Le PS n'ayant pas de leader naturel, tous veulent rester dans la short-List des présidentiables : Royal, Aubry, Delanoë, Hollande et les quadras (Valls, Peillon, Moscovici). Dans cette course à la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn occupe une place à part. Nommé à la direction du Fonds Monétaire International en 2007, il est censé rester à la tête de cette institution jusqu'à la fin 2012. DSK avait accepté ce poste prestigieux pour parfaire sa stature internationale et prendre ses distances avec les querelles d'appareil au PS tout en se mettant en réserve pour la présidentielle […]
Par Jean-Pierre Bernajuzan. La politique du gouvernement Jospin était "fausse". Le 21 avril 2002, je n'ai pas voté pour Lionel Jospin. Je m'apprêtais bien sûr à voter pour lui au 2ème tour. Son élimination au 1er tour m'a complètement surpris et j'aurais voté pour lui dès le 1er tour si j'avais imaginé qu'il pouvait être éliminé. Je pense que mon comportement était très largement partagé. C'est donc involontairement que nous l'avons éliminé ; notre décision ne relevait d'une volonté délibérée de le sanctionner, mais simplement, inconsciemment, nous attendions autre chose que ce qu'il nous avait apporté pendant 5 ans. Dès avant 1997, je savais que leur politique était "fausse". Je précise : la vérité sert à appréhender le réel. Quand on se trompe, quand on s'illusionne, quand on ment ou quand on croit, le réel nous échappe et l'on demeure impuissant. Je savais donc, avant le début du gouvernement Jospin que sa politique était "fausse", qu'elle ne permettrait pas de maîtriser le […]
Manuel Valls vient de faire une sortie remarquée aujourd'hui. En effet, il vient de se porter candidat à des primaires socialistes dont on ne connait ni le format, ni le périmètre, ni le timing. Au moment même où le parti socialiste est en train d'essayer de s'ouvrir, il fragilise par cette sortie intempestive la direction du PS, qui par définition a toujours raison (ici comme ailleurs). Manuel Valls souhaite également faire un rebranding au sujet du parti socialiste. Pourquoi pas à priori ? une seule question me vient à l'esprit à ce sujet pourquoi Perrier ou Coca-cola n'ont jamais changés de nom au fil de leur longue histoire ? Simplement parce que leur marque est trans-générationelle, et qu'elle fait vendre n'importe où et n'importe comment à qui que ce soit. Je ne voudrais pas simplifier ce débat-là à un point de vue de Soft-Drink, mais il y' a des leçons à tirer de cet univers là. Réduire la transformation du PS à un rebranding, par la cause alléchée, me semble être la […]
Il est des sujets qui font démarrer le PS au quart de tour. La question des rapports avec le MoDem, par exemple. La mécanique est bien huilée ; ce sont toujours les mêmes qui tiennent les mêmes rôles, les arguments échangés ne varient pas d’un iota et l’on se retrouve, à la fin, au point où l’on se trouvait au début de l’échange. Rite, joute symbolique ? D’abord et surtout de la politique. La sortie de François Hollande, interpellant François Bayrou et invitant le MoDem à choisir son camp et donc à envisager une alliance à gauche pour gouverner en 2012 n’était, on le répète, évidemment pas innocente. Quelques jours avant la sortie du livre-brûlot de François Bayrou sur Nicolas Sarkozy, elle tombait à point nommé ; en plein démarrage de la campagne pour les Européennes, elle ne pouvait que susciter des réactions en chaine au sein du PS. Chacun a donc joué sa partition. Benoît Hamon s’est offusqué ; Bayrou est un « concurrent » dans la perspective du scrutin du 7 juin et il est […]
Mi-avril, un petit nouveau a fait son entrée au siège du PS, rue de Solferino à Paris. Alexis Dalem, 35 ans et jusque-là membre du cabinet de Claude Bartolone au conseil général de Seine-Saint-Denis, est le nouveai Directeur général aux politiques du Parti. Ses missions : travailler avec Martine Aubry, notamment sur ses discours et ses prises de positions, et coordonner les socialistes, experts, personnalités qui travaillent sur des questions thématiques. Un « Monsieur Idées », en somme, dont la mission est de contribuer à élaborer le projet du PS pour la future présidentielle. Le 26 août 2006, ce normalien s’était déjà intéressé à la présidentielle en publiant une tribune dans Le Monde, intitulée Le Péril Royal… « Si elle était désignée, sa défaite serait presque assurée. Pourquoi ? Parce que son discours politique est en décalage avec les grandes attentes des électeurs potentiels de la gauche », pouvait-on lire. Ou encore : « La personnalité socialiste la plus populaire incarne […]
Au Parti socialiste, le mot leader comporte des définitions à composantes variables. Pour certains, il veut dire femme ayant réuni plus de 17 millions de suffrages sur son nom, pour d'autres, il signifie première dame du Nord, pour d'autres encore, il peut prendre la forme d'un homme expatrié aux Etats-Unis. Visiblement, aucune de ces pistes sémantiques ne trouve grâce aux yeux de l'ancien premier secrétaire François Hollande. Lui qui se définit comme étant « transcourant », qui s'apprête à lancer son cercle de réflexion ne voit pas se détacher un leader naturel au-delà du périmètre corrézien. En étant touché par une myopie sélective face à une meute de prétendants pour 2012, l'"ex-époux" entend se présenter comme un recours. En fait, « LE » recours. Un peu comme le Delors de décembre 1994 attendu par toute la gauche. François Hollande se cherche en réalité une posture, le sage que l'on consulte, celui que l'on écoute. Pour l'heure, ce n'est que le début de la fabrication de […]
Une main tendue à Bayrou, mais une claque à Aubry. François Hollande, en proposant jeudi dans l’Express au leader du Modem une «clarification des convergences et des divergences» entre PS et centristes et le cas échéant d’en «tirer les conclusions», a, selon plusieurs proches de Martine Aubry, «savonné la planche» de celle qui lui a succédé à la tête du PS. Quelques jours avant le lancement de la campagne du PS vendredi prochain à Toulouse, «cette sortie est un acte de sabotage délibéré et réfléchi, dénonce un membre de la direction. Au PS, le Modem est un bâton de merde, quand quelqu’un le laisse tomber, ça éclabousse tout le monde. Le problème c’est qu’il y a toujours quelqu’un pour le ramasser.» «Pervers pépère». Promouvoir le dialogue avec le chef des centristes ranime la querelle du Congrès de Reims, où les partisans de Royal ont été les seuls à assumer cette perspective contre les autres courants. Surtout, Hollande prend à rebrousse-poil la stratégie du PS aux européennes, […]
"Sur la loi internet, je m'exprimerai pour le texte, contrairement aux autres députés socialistes", a déclaré le député PS, qui, une fois de plus, décide donc de faire cavalier seul. Jack Lang (AP) Loin de craindre ses partenaires du groupe PS à l'Assemblée, le député socialiste Jack Lang a fait savoir, jeudi 16 avril, qu'il voterait pour le projet de loi Création et internet. "Sur la loi internet, je m'exprimerai pour le texte, contrairement aux autres députés socialistes", a-t-il déclaré, interrogé au téléphone par l'Associated Press. L'ancien ministre de la Culture est depuis longtemps un défenseur du texte. Selon lui, le projet de loi, aussi connu sous le nom de "Hadopi", est à même de défendre le droit d'auteur contre le piratage des oeuvres sur internet. Cavalier seul Le député fait donc de nouveau cavalier seul, le groupe socialiste s'étant, lui, opposé à un projet de loi qualifié par le député Christian Paul de "dangereux et terriblement inefficace". Le texte a été rejeté […]
Chères amies, chers amis, Nous vous adressons la réaction de François Rebsamen suite aux déclarations de Jack Lang dans un livre à paraitre prochainement François Rebsamen, ancien codirecteur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, revient sur les déclarations de Jack Lang parues dans Le Nouvel Obs dans un encadré intitulé quand "Royal snobait Obama". "Nous découvrons avec surprise que Jack Lang aurait préparé un voyage aux Etats-Unis et même, quel talent et quel entregent, un entretien avec Barack Obama. Cet entretien et ce déplacement n'ont existé que dans l'imagination de Jack Lang. Il est dommageable pour lui de se mettre ainsi en scène a posteriori et désobligeant pour Barack Obama d'être ainsi instrumentalisé." L'équipe de Ségolène Royal
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