D’un mois à l’autre, le « régime sarkozien » se dégrade, s’abîme dans la confusion... Le personnage central de la « comédie » — Sarkozy lui-même — dévoile, chaque jour davantage, la médiocrité de ses combines, son faible niveau d’intelligence et sa haine du peuple, du monde, des autres. Notre situation — française — est dramatique. Quoiqu’en dise le seigneur et maître, rien ne fonctionne vraiment. La crise nous écrase et chez nous — quelques-uns nous accompagnent — elle se renforce par l’effondrement de la démocratie. Les animateurs des divers échelons démocratiques sont écartés, éliminés. La France est gouvernée par un clan sans foi ni loi qui, non content de décider de tout, va maintenant diriger la banque — qui, pourtant, ne lui était guère défavorable. Il n’y a plus de gouvernement, plus de ministres — pas même le premier — plus de parlement. Les Conseils généraux et régionaux vont être « balladurisés ». Les maires survivent seulement pour expliquer aux populations éberluées […]
On me pardonnera d’utiliser ce titre « jospinien » (j’y reviendrai plus tard...), mais je retombe dans ma manie d’écrire aux amis connus et inconnus. J’écris peut-être parce que j’étouffe ! Ou j’écris parce que c’est une tendance incurable ? Allez savoir... Il est temps d’en venir maintenant à l’ouverture des débats dans le parti. Je vais m’interroger avec vous sur les points suivants : 1- La préparation de la Convention Nationale et les modifications statutaires ; 2- L’organisation du barrage à l’action de Ségolène Royal (dans le parti et en dehors de celui-ci ; donc à l’UMP...) ; 3- Des “questions de fond“ qui apparaissent — peu à peu — parfois, ou souvent, très timidement. 1- Donc, le 29 mai, les adhérents du PS voteront (pour approuver ?) un ensemble de modifications statutaires placées sous le sigle “Vivre ensemble“ — qui n’est pas exactement de pure forme ! Une commission a travaillé sur le rythme des Congrès, le fonctionnement du Conseil national, le seuil de […]
Les déclarations de Nicolas Sarkozy concernant les négociations en cours pour la libération d'Ingrid Betancourt, femme politique franco-colombienne détenue par la guérilla des FARC depuis plus de cinq ans, "soulèvent des questions sur ce qui se trame autour des otages" affirme le quotidien colombien El Tiempo. Le président français, qui s'est exprimé lors d'une conférence de presse à Madrid en présence du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, a affirmé que le "thème [des otages] était très complexe" et qu'il fallait être à la fois "patient, vigilant et rapide", ajoutant : "Nous ne sommes pas optimistes." Puis, mentionnant l'Espagne, les pays du G8 et le Brésil, il a affirmé que "toutes les interventions extérieures sont les bienvenues". "Pourquoi Sarkozy convoque-t-il les pays les plus puissants du monde ? D'autant qu'il ne donne aucune piste sur la collaboration demandée ?" s'interroge El Tiempo. En Colombie, les informations sur le sujet sont pour le moins confuses. La […]
Ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin de 1997 à 2002, Hubert Védrine explique pourquoi il a refusé les avances de Sarkozy. Comment le Président vous a-t-il proposé de revenir au Quai d'Orsay ? Nicolas Sarkozy a discuté avec moi de mon entrée au gouvernement de façon extrêmement chaleureuse et pressante. Nous avons eu une longue conversation téléphonique le 8 mai sur la nature de la politique étrangère nécessaire pour la France, puis nous nous sommes vus trois jours plus tard. Je pense de longue date qu'en politique étrangère il faut avoir une attitude bipartisane. Il n'y a pas une politique étrangère de droite et une politique étrangère de gauche. Pourquoi avoir refusé ? C'était une décision lourde politiquement. J'ai reçu beaucoup de pressions venant du monde entier pour m'inciter à franchir le pas. J'aurais pu dire oui si j'avais obtenu une compétence très large sur la politique étrangère. J'estime essentiel pour la France que le ministère des Affaires […]
Après tant de “mots” entre nous, il faut bien écrire le dernier ... mais sans, bien sûr, l’imposer. Ce sera bref. Une défaite doit s’étudier en silence. La réflexion est primordiale et les excités de la médiatisation accrochés à leur “déclaration du 20 heures”auraient dû, encore une fois, attendre. Donc nous avons perdu. "Nous", pas "Elle"; même si elle paye très cher. Normal. La France des vieillards ruraux rassis dans leurs hantises et confits dans leurs haines a fait la différence. Cela ne nous dispense pas de reconstruire puisque tout, à gauche, est par terre. Cependant nous voyons poindre l’espoir d’un profond bouleversement puisque les syndicats d’enseignants annoncent une grève – à moins que ce soit une journée d’action – pour le 23 mai ... Donc, sans prolonger, merci d’avoir accepté mes mots... Encore une fois, tout recommence. Encore une fois, les pires vont nous donner leçon. Bien sûr, il faut se réunir. Bien sûr, nous devons continuer. Alors, ... à bientôt ! Paul Lussault
José Bové indique après sa rencontre avec Ségolène Royal à son QG de campagne qu'il faut qu'il n'y ait "pas d'abstentionnistes au second tour" et que les gens "votent très clairement pour Ségolène Royal". "On est devant un choix de société". "Il y a une alternative possible" entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, "un homme dangereux pour nos libertés, le candidat du Medef et de l'alignement sur une politique qui est plus celle de Bush que des pays du sud". C'est-à-dire le choix entre "la société du vivre ensemble et celle du conflit permanent". Interrogé sur le l’appel au rassemblement de la candidate avec les centristes, il estime qu'il n'est pas nécessaire pour soutenir quelqu'un au second tour d'avoir "des approches identiques sur tout". "On est dans un moment de choix de société et de rassemblement, il faut rassembler pour gagner"."Je ne peux pas accepter que la France tombe dans la logique de l'affrontement". Il se réjouit que Ségolène Royal lui ait confié une mission sur […]
Après une aussi longue et aussi intense période de “travail” politique, il faut mettre les comptes à jour... « Actif » et « Passif » ! D’abord le « passif ». Le passif culturel et politique est lourd et il peut – soyons lucides – plomber l’élection. Dans la catégorie du passif culturel, je range l’action des médias (c’est peut-être un pari audacieux ...) ; mais, évidemment, leur influence existe et leur conformisme bien-pensant est considérable. Je ne parle pas trop de la télévision car tout a déjà été dit sans changer grand chose ; il faut supporter sans réel espoir de modifier cette puissante machinerie (quelle que soit la prétention de certains à faire de la télé autrement). Donc la télé : un seul exemple, remarquable. Lors de la soirée du 22 avril, le service public (ou prétendu tel ?) avait un « invité de marque » que M. Pujadas a choisi d’opposer aux socialistes. Cet invité était M. Bernard Tapie au prétexte qu’il fut « ministre de F. Mitterrand » ! On comprend combien cet […]
C’est d’une alternance d’une aussi grande ampleur qu’en 1981 dont la France a besoin.Ségolène Royal en meeting à Nantes. “Vous voulez le changement, vous ne le regretterez pas car le changement paisible, harmonieux, la force tranquille, elle est là devant vous” Rappelant la victoire de mai 1981, la candidate socialiste affirme que “c’est ce même type de rendez-vous que la France attend, c’est d’une alternance d’une aussi grande ampleur dont la France a besoin”. “Seules les idées de gauche et de progrès, où les valeurs humaines vont l’emporter sur les valeurs boursières et financières, permettront à la France de se redresser”. La France Présidente “sera la France des libertés publiques renforcées et de l’Etat impartial”. “Il y a beaucoup à faire. L’enjeu de cette présidentielle, c’est l’Etat impartial, c’est de mettre fin à un Etat monopolisé par un clan, les puissances d’argent et lobbies de tous ordres” s’engage à ” mener le combat contre la collusion et le favoritisme qui mine […]
Gravelotte ? Une humble commune de la Moselle sur le territoire de laquelle, en 1870, une nouvelle arme fit des ravages importants : “Tomber comme à Gravelotte” … Le bon sens populaire transforma cette image sanguinaire en un constat d’une banale accumulation de grêle, de pluie, d’ennuis divers. Aujourd’hui donc la droite et de multiples médias font tomber sur notre candidate la grèle de tout ce qui peut lui nuire … Comme à Gravelotte … Et Ségolène résiste. De mieux en mieux. Mais examinons, pour comprendre, cette pluie de nuisances. En premier lieu, celle de notre cher « Rocard-qui-n’en-rate-jamais-une ». Son idée d’alliance “centre” et “gauche”date … mais apparemment il y tient ! “Pavé dans la mare” ont dit des journalistes métaphoriques (et incultes). Il aurait été plus convenable de parler de “pavé de l’ours” appliqué par Michel à Ségolène ou encore plus sûrement de “coup de pied de l’âne” car la (grosse) partie droitière de l’électorat « bahirouïste » risque de ne pas […]
Mercredi 4 avril 2007 “L’extrême gauche et l’extrême gauchisme” : la semaine dernière, je rappelais les erreurs fondamentales de la “gauche extrême” sous ses diverses formes. Cela ne s’est pas arrangé et trois manifestations – parmi d’autres – méritent la citation ! À tout seigneur ... Marie-Georges B. a accompli un effort considérable en réunissant 12 000 militants du PCF à Bercy ; bien. Mais si c’était principalement pour proclamer qu’il ne fallait surtout pas voter Ségolène, la pensée politique apparaît vraiment très mince ! Sans croire les sondages – comme on dit – il y a un peu de panique là-dedans. Et surtout l’aveu de l’incapacité du PCF à saisir le moment actuel de l’Histoire et à comprendre la réalité du mouvement populaire aujourd’hui. Madame Laguiller a visité la Touraine et réuni 200 personnes au Vinci. C’est l’occasion pour le quotidien local d’un panégyrique hallucinant ... On y magnifie “Arlette”, “Lutte ouvrière”, Arlette encore et "l’Internationale ", avec […]
Oui, j’en ai marre de l’extrême gauche (et de “l’extrême gauchisme”) sous toutes ses formes, proclamées ou honteuses ! Il est insupportable pour l’esprit (et pour la vérité) que tant de gens – qui rassemblent, en réalité, si peu de français – s’arrogent le droit de mettre en échec la majorité populaire et la gauche “de gouvernement”. Oui, bien sûr, le pire est de gouverner. Le comble du pire est de revendiquer la majorité pour gouverner ... En effet nos têtes – en tous cas bien des têtes – sont toujours remplies , plus ou moins , du XIX ème siècle et de ses multiples révolutions. Et puis Marx et son école ... Je ne vais pas entreprendre ici une étude détaillée du marxisme ...Il suffit – en tout cas, il me suffit – de constater les abominables échecs qui ont assommé le tiers de l’humanité, au moins, jusqu’en 1990. Qu’on ne me réponde pas que le capitalisme (“libéral” ou non) a fait pareil ou pire parce que, justement, là n’est pas la question. Une doctrine émancipatrice (dont […]
19 mars 2007 - Paul Lussault Je ne vous avais pas "écrit" depuis le 7 mars... Des difficultés informatiques en cours de résolution et aussi le goût de ... ne rien faire ! Position éminente d'observation de cette campagne que nous voyons – c'est un spectacle politique admirable – vivre sous nos yeux. Car les médias – aussi partisans soient-ils – et les sondages – aussi inexacts et décriés qu'ils sont – nous "servent " à domicile un objet politique vivant ! Et je plains bien ceux de nos concitoyens qui ne s'intéressent pas à l'élection : ils se privent de la vie quotidienne de la démocratie, le plus important des fondements de la vie moderne ! Je sais bien que la mode est de dire que nos concitoyens sont éloignés, dégoûtés ou indifférents ... Cependant nombre de témoignages, de mesures ou de constats paraissent bien prouver le contraire ! On verra bien le 22 Avril 2007 – pour nous changer du 21 Avril 2002. Je voulais évidemment vous parler de Bayrou. La comète du moment. Mais le […]
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